utilise la méthode d'Otsu,
méthode efficace mais qui demande un certain temps de traitement
de l'image en niveau de gris pour obtenir l'image binaire. Or en
étudiant les histogrammes obtenus à partir des images
résultats du calcul du gradient, nous remarquons que nous
pouvons les décrire de la même façon. En effet il y
a, en proportion, beaucoup moins de pixels blancs qui expriment les
différences de contraste de l'image qu'il n'y a de pixels noirs
(d'où l'accumulation des bars en début de l'histogramme).
Sauf cas exceptionnel, ce phénomène se retrouve à
chaque fois. On propose de déterminer le seuil de la
binarisation a priori (par exemple en le fixant à 125), ce qui
permet de traiter l'image "à la volée" sans
dégradation significative de l'image obtenue.
Remarquons que l'image
binarisée contient encore de nombreux
défauts (le contour du verre n'est pas complètement
fermé) et qu'un contour (qui correspond aux bords de la table)
fusionne avec le bord droit du verre (en rouge sur l'image 1-1. de la
seconde figure). L'ensemble de ces défauts qui persistent
malgré l'amélioration apportée à la
recherche des zones de contraste rend la méthode qui consiste
à déterminer les contours de façon classique
caduque. L'image 2-1. montre l'échec de cette approche.

La première idée (qui
consiste à chercher l'objet
en extrayant les contours de l'image pour en analyser la
connexité ensuite) ne semble pas viable en raison des nombreux
défauts de l'image et de l'impossibilité de
réaliser de lourds traitements (implémentation
matérielle oblige). On s'orientera plutôt vers une
recherche d'éléments caractéristiques de l'image
(comme la recherche de coins, ce qui est illustré en vert dans
l'image 1-1) avec une méthode robuste aux défauts de
l'image et aux changements d'échelles.
III. Perspectives
Les dernières discussions du
forum (
http://www.robot-serveur.net/phpBB2/viewtopic.php?t=39)
proposent d'utiliser directement des marqueurs spécifiques sur
les objets que l'on souhaite détecter. Il y a plusieurs
avantages à cela. Tout d'abord la connaissance
a priori de la forme
géométrique à détecter rend possible
l'utilisation de masque de corrélation pour la détection.
Il est aussi possible d'utiliser des méthodes de reconstruction
spécifique sur la forme à détecter (choix
d'éléments structurants spécifiques pour le cas de
la morphologie mathématique par exemple). Afin il y a un dernier
avantage : reconnaitre le marqueur visuel c'est déjà
avoir reconnu l'objet mais c'est aussi posséder les
primitives pour l'asservissement visuel.
Les prochains développements
vont donc explorer cet aspect de la
détection. On commencera par vérifier si l'on peut
facilement détecter une croix ou un ensemble de croix dans une
image "de synthèse" (
i.e.
une image artificielle construite pour
notre besoin). Il viendra assez naturellement la question de savoir si
la méthode est résistante aux bruits qui peuvent composer
une image réelle. Il se posera aussi le problème de
l'échelle de l'élément à détecter.
Ces travaux méneront à un essai sur une image
réelle de webcam.
SUITE
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